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Le mystère
qui plane toujours autour de cette ville en a fait l’emblème
et le symbole de la civilisation Inca, exterminée et humiliée
et qui conservera, probablement pour toujours, certains de ses secrets.
Le relief a longtemps maintenu la cité dans son isolement,
Machu-Pichu semble retranchée au bout du monde alors qu’elle
est seulement située à 112 kilomètres de Cuzco,
mais la Sierra paraît bien loin, alors que la végétation
dévorante annonce déjà les portes de l’Amazonie.
Ce n’est qu’en 1895, lors de la construction de la voie
ferré, que les Espagnols entendirent parler de la cité
et commencèrent à la rechercher.
Et c’est en 1911, presque par hasard, que l’archéologue
Bingham découvrit la ville, envahie par la végétation.
C’était peut être un avant-poste destiné
à repousser les tribus de la Selva. Pour certains la cité
fut le refuge des Acclas, les vierges du Soleil, après l’arrivée
des conquistadores à Cuzco (c’est possible au vu du
grand nombre de corps féminins retrouvés sur les lieux).
Enfin une autre hypothèse fait de Machu-Pichu la légendaire
cité de Vilcabamba où se serait réfugiés
les Indiens rebelles, après l’exécution de Tupac
Amaru I en 1572, et dont l’emplacement aurait été
gardé secret par les Indiens. Le train qui part de Cuzco
s’arrête à la station “Puente ruinas”
où des bus mènent les visiteurs jusqu’au site.
Celui-ci, niché entre les cimes du Huayna pichu, montagne
jeune, et du Machu pichu, montagne ancienne, surprend par son ampleur,
accentuée par un cadre grandiose, et rassemble une série
de constructions généralement rectangulaires à
un étage. Seul le secteur sacré était gardé
par une muraille de pierre assemblées par de la boue séchée,
de style pinca, et des bastions défensifs ; les secteurs
populaires se situaient à la périphérie, près
des murailles. Ces maisons construites en adobe n’ont pas
résisté au temps, les vestiges, encore visibles sur
le site, correspondent uniquement aux secteurs sacrés ou
défensifs qui possédaient les plus belles architectures
et les constructions urbaines en pierre. Le site se divise en deux
zones principales le secteur agricole et le secteur urbain que sépare
un fossé. |
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Huayna Picchu
Il est possible d’escalader le Huyana-pichu, les Incas y ayant
sculptés des escaliers pour en faire un lieu de guet, la
montée n’est pas particulièrement dangereuse
mais déconseillée aux personnes qui souffrent de vertige.
En haut, on peut profiter d’un magnifique panorama sur le
site et la vallée
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Le chemin de l’Inca
Pour rejoindre Machu-Pichu, il existe un autre chemin que le train,
beaucoup plus ancien et tracé par les Incas. Il faisait partie
du gigantesque réseau de communication mis en place dans
tout le royaume. Le chemin est encore praticable de nos jours et
cette randonnée bien qu’elle requière un minimum
de préparation et de condition physique est vivement conseillée,
car le camino se situe à la lisière de différentes
zones géographiques. Et, tout au long de votre parcours vous
traverserez donc des paysages fort différents, allant de
la jungle tropicale à la haute montagne en passant par de
charmants pâturages, le tout ponctué de nombreuses
ruines incas.
Vous y découvrirez enfin d’incomparables panoramas,
un environnement botanique riche : agaves, orchidées, bambous,
fougères… et une faune plus discrète : écureuil,
chat sauvage, épervier ou serpent. La randonnée commence
à 35 kilomètres du Machu-Pichu à la gare de
Qoriwayrachina et dure selon le rythme des randonneurs de trois
à cinq jours. On traverse sept complexes archéologiques,
certes moins impressionnants que Machu-Pichu, mais situés
dans un cadre naturel quasi intact ; la forêt dissimule d’ailleurs
sans doute d’autres ensembles de ruines non encore découverts.
Tout au long du parcours la route est balisée et ne présente
pas de difficultés majeures, il faut cependant prévoir
un équipement adapté et se prémunir contre
le mal d’altitude avant d’entamer la marche. En ce qui
concerne l’équipement, vous trouverez à Cuzco
des agences touristiques qui proposent des équipements de
trekking, mais n’oubliez pas, de votre côté,
de vous munir d’habits chauds car les nuits sont fraîches
à 4 000 mètres d’altitude. Par ailleurs si vous
le pouvez il est conseillé pour des raisons de sécurité
de partir en groupe de cinq ou six, une fois ces précautions
prises vous pouvez y aller !
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