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Le centre ville La place d’Armes :
On y trouve une galerie de peintures, la bibliothèque municipale
ainsi que le musée Dreyer qui expose une collection d’objets
pré-incaïques et incas. La cathédrale
: édifice achevé en 1757, la façade
rouge sombre mêle les influences baroques et plateresques
avec des apports indiens dans un style caractéristique de
l’art métis qui se développa avec les jésuites,
où se mélangent les symboles chrétiens la croix,
les apôtres et les représentations indiennes de la
lune et du soleil, des visages indiens ou encore des sirènes
jouant du charrango1… L’intérieur, à l’exception
de l’autel en argent ciselé, est austère.
Le cerro Huagsapata : À 500 mètres
de la place d’Armes, cette colline dominée par une
statue de Manco Capac offre une belle vue sur la ville et le lac.
Le Parque Pino :
C’est le centre commercial de Puno, en proie à une
agitation perpétuelle. Le marché artisanal
:
Situé près de la gare, le marché artisanal
propose toutes sortes de vêtements de laine à des prix
avantageux, même si, pour les grands il risque être
difficile de trouver un pull à votre taille (eh ! oui ici
la taille moyenne est plus près de 1,65 m que de 1,80 m).
On trouve aussi des masques de carnaval, de la céramique
et toutes sortes d’aliments. Le Coliseo Cerrado
:
La salle de spectacle de la ville, réservez-vous une soirée
au Coliseo, on y présente en général de très
bons spectacles folkloriques. |
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Le lac
Titicaca
C’est une véritable mer intérieure
posée sur les plateaux du Callao que ce lac, le plus haut
lac navigable du monde, de 8 000 km2, 175 km de long et 50 de large,
soit 15 fois le lac de Genève.
Il est né de la fonte d’un glacier lors du réchauffement
de la planète, il y a plusieurs milliers d’années
et abrite près de 40 îles, dont très peu sont
habitées, il est vrai. Les Aymaras, principale tribu indienne
de la région le révèrent, car c’est de
là que serait sorti Wiracocha, le Dieu créateur, tandis
les premiers Incas seraient issus de grottes avoisinantes.
Aujourd’hui, le lac abrite plusieurs communautés
insulaires aux coutumes ancestrales, des pêcheurs
y chassent la truite ; marquant la frontière avec la Bolivie,
il est aussi un lieu de commerce plus ou moins légal entre
les deux pays. Pour le visiter, on peut embarquer dans une des vedettes
qui font le tour des îles dans la journée ou reviennent
vous chercher si vous passez une nuit à Taquille ou à
Amantani. Les îles les plus proches de Puno sont les îles
flottantes des Uros.
Elles présentent l’étonnante particularité
d’être bâties entièrement en totora
(une variété de roseaux) maisons, écoles, terrain
de foot, jusqu’au sol qui repose sur des pilotis faits de
troncs d’eucalyptus où l’on rajoute de nouvelles
couches de roseaux à mesure que celles qui sont en dessous
pourrissent.
Ces mêmes roseaux servent aussi à fabriquer toute sorte
de petits ustensiles et les barques des pêcheurs. Les Indiens
qui vivent sur ces îles continuent de se présenter
comme des Uros, bien que ce peuple ait disparu depuis la première
moitié du xxe siècle. Il s’agissait d’un
des premiers peuples d’Amérique apparus il y a plus
de 40 000 ans.
Les Uros prétendaient appartenir à la race
des dieux et avoir le sang noir, ce qui les protégeaient
de la noyade et du froid. L’orgueil démesuré
des Uros fut à l’origine de bien des tensions entre
eux et les peuples voisins, Aymaras et Incas. Quand les Incas prirent
le contrôle de la région ils expulsèrent les
Uros de leurs îles, comme ils en avaient l’habitude
pour soumettre les tribus rebelles et les envoyèrent dans
la haute Selva, mais, bientôt, dépités par leur
incapacité à travailler, ils les renvoyèrent
dans leurs îles d’origine. Parqués sur leurs
îles, ils survécurent pendant de nombreuses années,
avant de disparaître, victimes de la misère et de l’affaiblissement
dû à la consanguinité. Ceux qui vivent aujourd’hui
sur les îles sont des métis d’Uros, d’Aymara
et de Quechua et perpétuent le mode de vie des Uros, même
si la plupart vont travailler à Puno dans la journée.
Ils vivent de la chasse aux oiseaux du lac, de l’élevage
de canard, de la récolte de plantes lacustres et de la culture
de pomme de terre et de maïs dans des pépinières
humides (faites de roseaux bien entendu !). |
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Taquille
A 36 km de Puno sur le lac. Taquille est une petite île
de 12 km2 et d’un peu plus de 1 000 habitants. L’arrivée
y est rude, du port il faut grimper 600 marches pour arriver dans
une vaste cuvette aux maisons en adobe, rassemblées autour
de la place centrale ou disséminées dans la campagne.
Les paysages, ici, font curieusement penser à l’Irlande
avec ces camps clos par des petits murets de pierre et le peu d’arbres
que l’on rencontre. Du temps des caudillos, l’éloignement
de l’île en avait fait un lieu d’exil, on y envoyait
les hommes politiques en disgrâce, comme le général
Sachez Cerro, qui ne sut même pas apprécier la beauté
du paysage.
Ici, on parle quechua alors que dans la région
la langue des Indiens est le Aymara, cette spécificité
accentue encore le caractère insulaire du lieu et son isolement
grâce auxquels l’île a maintenue, depuis des siècles,
son organisation communautaire et ses coutumes. Ainsi, l’île
est divisée en six “régions”, cultivées
en alternance pour laisser reposer la terre. L’organisation
politique est démocratique, les autorités sont élues
par la totalité de la population. La propriété
y est à la fois individuelle et collective, les barques et
les équipements appartiennent à la collectivité.
Les tissus sont vendus par la coopérative et les bénéfices
répartis entre les tisseurs. Le tissage est, en effet, la
principale activité de l’île, les femmes tissent
la laine d’alpaqua ou de mouton et les hommes tricotent des
vêtements aux couleurs traditionnelles. Les femmes se couvrent
la tête d’un châle noir, les hommes portent des
vêtements typiques, une ceinture ou chumpi et un bonnet le
chullo, qui témoignent de leur statut social ; selon la couleur
du bonnet l’homme est, soit célibataire, pompon blanc,
soit marié, pompon rouge. Les ceintures, véhiculent
une foule de renseignements, date du mariage, des récoltes…
Les touristes sont eux aussi gérés par la collectivité.
Ils sont logés chez l’habitant et les revenus du tourisme
sont répartis entre tous. Dans les chambres il est conseillé
d’apporter son sac de couchage et une lampe de poche, si l’on
dort sur place, car les nuits sont fraîches et il n’y
a pas d’électricité. En revanche, on trouvera
plusieurs restaurants où l’on peut manger de la truite
grillée, spécialité de l’île. |
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Amantani
A 40 km et environ 4 heures de Puno se trouve l’île
d’Amantani, moins grande, moins habitée que Taquille,
elle est aussi moins tradition-nelle, elle ne manque pourtant pas
de charme. Ici les habitants ne sont pas vêtus de manière
typique et ne se dédient pas exclusivement au tissage, l’île
survit grâce à l’agriculture mais les récoltes
sont faibles et le tourisme constitue un apport non négligeable
pour les habitants. Les possibilités de logement sont identiques
à celle de Taquille. Pour les voyageurs c’est une véritable
occasion de s’immerger dans une société ouverte
et accueillante. Comme sur l’île voisine ce sont les
habitants eux mêmes qui gèrent le tourisme afin de
mieux contrôler le flux des visiteurs. L’île propose
un paysage séduisant, des chemins bordés de murets,
des cultures en terrasse, des petits champs où broutent des
moutons, ainsi qu’un panorama unique sur le lac quand le soleil
se couche… L’île, d’abord habitée
par les Incas, fut cédée à la conquête
à un espagnol qui fit venir des indiens du continent pour
la cultiver. Ses descendants conservèrent la propriété
de l’île, même après l’indépendance
jusqu’à ce que, un soir, après une fête
particulièrement arrosée les indiens se rendirent
à la maison du maître et le tuèrent. Puis, ils
partagèrent la terre.
Aux
environs de Puno
Chullpas de Sillustani : à 33 km au nord-est
de Puno, cette nécropole préhispanique, située
sur les collines qui bordent le lac Umayo, se présente sous
la forme, de tours ciculaires, mesurant jusqu’a 12 mètres
de haut, qui servaient de tombeaux aux nobles incas.
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