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réservationPuno
  À visiter www.titicacaalmundo.com
Si vous avez un jour :
- Le centre ville avec la cathédrale, la Plaza de Armas, le cerro Huagsapata et le marché artisanal.
- Promenade sur le lac avec la visite aux îles des Uros et à Taquille ou Amantani.

Si vous avez deux jours ou plus :
- Le centre ville.
- Passer une nuit chez l’habitant à Taquille ou Amantani.
- Chullpas de Sillustani. Si vous avez trois jours ou plus
- Le centre ville, Excursion sur le lac.
- Continuation vers la Bolivie en bateau vers Desaguadero, les ruines de Tihuanuco et de Chucuitos.

réservationVisite de la ville et des environs
  Le centre ville
La place d’Armes :
On y trouve une galerie de peintures, la bibliothèque municipale ainsi que le musée Dreyer qui expose une collection d’objets pré-incaïques et incas.
La cathédrale :
édifice achevé en 1757, la façade rouge sombre mêle les influences baroques et plateresques avec des apports indiens dans un style caractéristique de l’art métis qui se développa avec les jésuites, où se mélangent les symboles chrétiens la croix, les apôtres et les représentations indiennes de la lune et du soleil, des visages indiens ou encore des sirènes jouant du charrango1… L’intérieur, à l’exception de l’autel en argent ciselé, est austère.
Le cerro Huagsapata :
À 500 mètres de la place d’Armes, cette colline dominée par une statue de Manco Capac offre une belle vue sur la ville et le lac.
Le Parque Pino :
C’est le centre commercial de Puno, en proie à une agitation perpétuelle.
Le marché artisanal :
Situé près de la gare, le marché artisanal propose toutes sortes de vêtements de laine à des prix avantageux, même si, pour les grands il risque être difficile de trouver un pull à votre taille (eh ! oui ici la taille moyenne est plus près de 1,65 m que de 1,80 m). On trouve aussi des masques de carnaval, de la céramique et toutes sortes d’aliments.
Le Coliseo Cerrado :
La salle de spectacle de la ville, réservez-vous une soirée au Coliseo, on y présente en général de très bons spectacles folkloriques.
amantani

  Le lac Titicaca

C’est une véritable mer intérieure posée sur les plateaux du Callao que ce lac, le plus haut lac navigable du monde, de 8 000 km2, 175 km de long et 50 de large, soit 15 fois le lac de Genève.
Il est né de la fonte d’un glacier lors du réchauffement de la planète, il y a plusieurs milliers d’années et abrite près de 40 îles, dont très peu sont habitées, il est vrai. Les Aymaras, principale tribu indienne de la région le révèrent, car c’est de là que serait sorti Wiracocha, le Dieu créateur, tandis les premiers Incas seraient issus de grottes avoisinantes.
Aujourd’hui, le lac abrite plusieurs communautés insulaires aux coutumes ancestrales, des pêcheurs y chassent la truite ; marquant la frontière avec la Bolivie, il est aussi un lieu de commerce plus ou moins légal entre les deux pays. Pour le visiter, on peut embarquer dans une des vedettes qui font le tour des îles dans la journée ou reviennent vous chercher si vous passez une nuit à Taquille ou à Amantani. Les îles les plus proches de Puno sont les îles flottantes des Uros.
Elles présentent l’étonnante particularité d’être bâties entièrement en totora (une variété de roseaux) maisons, écoles, terrain de foot, jusqu’au sol qui repose sur des pilotis faits de troncs d’eucalyptus où l’on rajoute de nouvelles couches de roseaux à mesure que celles qui sont en dessous pourrissent.
Ces mêmes roseaux servent aussi à fabriquer toute sorte de petits ustensiles et les barques des pêcheurs. Les Indiens qui vivent sur ces îles continuent de se présenter comme des Uros, bien que ce peuple ait disparu depuis la première moitié du xxe siècle. Il s’agissait d’un des premiers peuples d’Amérique apparus il y a plus de 40 000 ans.
Les Uros prétendaient appartenir à la race des dieux et avoir le sang noir, ce qui les protégeaient de la noyade et du froid. L’orgueil démesuré des Uros fut à l’origine de bien des tensions entre eux et les peuples voisins, Aymaras et Incas. Quand les Incas prirent le contrôle de la région ils expulsèrent les Uros de leurs îles, comme ils en avaient l’habitude pour soumettre les tribus rebelles et les envoyèrent dans la haute Selva, mais, bientôt, dépités par leur incapacité à travailler, ils les renvoyèrent dans leurs îles d’origine. Parqués sur leurs îles, ils survécurent pendant de nombreuses années, avant de disparaître, victimes de la misère et de l’affaiblissement dû à la consanguinité. Ceux qui vivent aujourd’hui sur les îles sont des métis d’Uros, d’Aymara et de Quechua et perpétuent le mode de vie des Uros, même si la plupart vont travailler à Puno dans la journée. Ils vivent de la chasse aux oiseaux du lac, de l’élevage de canard, de la récolte de plantes lacustres et de la culture de pomme de terre et de maïs dans des pépinières humides (faites de roseaux bien entendu !).
lac titicaca

  Taquille
A 36 km de Puno sur le lac. Taquille est une petite île de 12 km2 et d’un peu plus de 1 000 habitants. L’arrivée y est rude, du port il faut grimper 600 marches pour arriver dans une vaste cuvette aux maisons en adobe, rassemblées autour de la place centrale ou disséminées dans la campagne. Les paysages, ici, font curieusement penser à l’Irlande avec ces camps clos par des petits murets de pierre et le peu d’arbres que l’on rencontre. Du temps des caudillos, l’éloignement de l’île en avait fait un lieu d’exil, on y envoyait les hommes politiques en disgrâce, comme le général Sachez Cerro, qui ne sut même pas apprécier la beauté du paysage.
Ici, on parle quechua alors que dans la région la langue des Indiens est le Aymara, cette spécificité accentue encore le caractère insulaire du lieu et son isolement grâce auxquels l’île a maintenue, depuis des siècles, son organisation communautaire et ses coutumes. Ainsi, l’île est divisée en six “régions”, cultivées en alternance pour laisser reposer la terre. L’organisation politique est démocratique, les autorités sont élues par la totalité de la population. La propriété y est à la fois individuelle et collective, les barques et les équipements appartiennent à la collectivité. Les tissus sont vendus par la coopérative et les bénéfices répartis entre les tisseurs. Le tissage est, en effet, la principale activité de l’île, les femmes tissent la laine d’alpaqua ou de mouton et les hommes tricotent des vêtements aux couleurs traditionnelles. Les femmes se couvrent la tête d’un châle noir, les hommes portent des vêtements typiques, une ceinture ou chumpi et un bonnet le chullo, qui témoignent de leur statut social ; selon la couleur du bonnet l’homme est, soit célibataire, pompon blanc, soit marié, pompon rouge. Les ceintures, véhiculent une foule de renseignements, date du mariage, des récoltes… Les touristes sont eux aussi gérés par la collectivité. Ils sont logés chez l’habitant et les revenus du tourisme sont répartis entre tous. Dans les chambres il est conseillé d’apporter son sac de couchage et une lampe de poche, si l’on dort sur place, car les nuits sont fraîches et il n’y a pas d’électricité. En revanche, on trouvera plusieurs restaurants où l’on peut manger de la truite grillée, spécialité de l’île.
Taquile

  Amantani
A 40 km et environ 4 heures de Puno se trouve l’île d’Amantani, moins grande, moins habitée que Taquille, elle est aussi moins tradition-nelle, elle ne manque pourtant pas de charme. Ici les habitants ne sont pas vêtus de manière typique et ne se dédient pas exclusivement au tissage, l’île survit grâce à l’agriculture mais les récoltes sont faibles et le tourisme constitue un apport non négligeable pour les habitants. Les possibilités de logement sont identiques à celle de Taquille. Pour les voyageurs c’est une véritable occasion de s’immerger dans une société ouverte et accueillante. Comme sur l’île voisine ce sont les habitants eux mêmes qui gèrent le tourisme afin de mieux contrôler le flux des visiteurs. L’île propose un paysage séduisant, des chemins bordés de murets, des cultures en terrasse, des petits champs où broutent des moutons, ainsi qu’un panorama unique sur le lac quand le soleil se couche… L’île, d’abord habitée par les Incas, fut cédée à la conquête à un espagnol qui fit venir des indiens du continent pour la cultiver. Ses descendants conservèrent la propriété de l’île, même après l’indépendance jusqu’à ce que, un soir, après une fête particulièrement arrosée les indiens se rendirent à la maison du maître et le tuèrent. Puis, ils partagèrent la terre.

  Aux environs de Puno
Chullpas de Sillustani : à 33 km au nord-est de Puno, cette nécropole préhispanique, située sur les collines qui bordent le lac Umayo, se présente sous la forme, de tours ciculaires, mesurant jusqu’a 12 mètres de haut, qui servaient de tombeaux aux nobles incas.
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