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Le Pérou a une superficie
de 1 285 216 km2, soit environ deux fois et demi la France, pour une population
de 23,4 millions d’habitants, dont près du tiers à
Lima, la capitale. On divise généralement le pays en trois zones géographiques : la côte, la Sierra ou montagne, et la forêt tropicale ou Selva, à l’est. La population y est très inégalement répartie, puisque la côte qui constitue seulement 10 % du territoire, abrite près de 52 % des habitants alors que dans la Sierra qui occupe 30 % du pays vivent 38 % de péruviens et que dans la plus grande zone du pays, la Selva, 60 % du territoire, vit seulement 13 % de la population. |
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La Sierra, c’est la fameuse
Cordillère des Andes dont les pics les plus élevés
culminent à 6 000 mètres. Son relief accidenté et
ses températures basses en font un milieu relativement hostile,
mais très peuplé.
Dès 4 800 mètres, dans la Puna des communautés paysannes se consacrent à l’élevage des lamas, alpagas et ovins ; plus bas, sur la Jalca, commencent les premiers lieux de peuplement importants, bien que la rentabilité des cultures de fourrage ou de quinoa soit encore très faible, du fait des basses températures et du relief accidenté. Dans la région Quechua, de 3 500 à 2 500 mètres, un climat plus tempéré permet la culture des céréales, des tubercules, du coton, et du maïs dans les zones les plus basses, c’est une culture en terrasses et, dans les vallées l’irrigation pallie le manque de précipitations. Malheureusement, en raison de la pauvreté des sols les récoltes sont moins importantes que sur la côte. |
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Dans la forêt amazonienne
ou Selva, les températures sont élevées, en général
supérieures à 23 degrés, et les
pluies fréquentes. C’est la région la plus vaste mais la moins peuplée du Pérou. Dans la haute Selva, on cultive les agrumes, le café et 60 % de la production mondiale de coca, qui sert à la fabrication de la cocaïne, et dont le développement a été encouragé par la chute brutale des prix des produits agricoles dans les années 70, chute qui a eu des effets catastrophiques sur le niveau de vie des paysans, contraints de passer à la culture de la coca. Dans les basses terres, la jungle domine les arbres qui dépassent fréquemment 30 mètres de haut et surplombent un étage de palmiers et de fougères. On y rencontre une faune et une flore riche et variée. Cette région abrite enfin une cinquantaine de communautés tribales différentes, qui vivent généralement dans des huttes sur pilotis, de la chasse, la pêche et de modestes cultures. Ces tribus, qui refusent avec vigueur toute intégration, se voient sans cesse repoussées dans les régions les plus inhospitalières. |
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