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Le centre ville
La ville a conservé son cachet colonial. Le centre d’Arequipa
est assez peu étendu et peut se visiter aisément
en une journée.
La Plaza de Armas où se célèbrent
les fêtes, débats politiques, manifestations ne date
que du xixe siècles, elle s’enorgueillit de ses doubles
rangées d’arcades de style colonial sur trois côtés.
Le mur latéral de la cathédrale,
construite en sillar, constitue le quatrième côté.
Elle fut rebâtie par deux fois au siècle dernier, victime
d’abord d’un incendie, puis du séisme de 1868.
La nef est très austère mais possède une belle
chaire en bois sculpté, œuvre du français Rigault.
Autour de la Plaza de Armas, on peut admirer quelques
belles demeures patriciennes à la structures massive. La
Casa del Moral du nom du mûrier qu’abrite
son patio, date du xviiie siècle, c’est aujourd’hui
une banque, mais elle a conservé son étonnant portail
baroque orné de frises et de gargouilles à têtes
de puma.
La Casa de Moneda était l’ancien hôtel
où l’on frappait la monnaie, elle a gardé sa
façade coloniale ; la Casa de Tristan del Pozo, un ancien
séminaire jésuite transformé en banque a préservé
un portail splendide, flanqué de pilastres, que soutient
une frise monumentale. Non loin de la Calle de la Merced, le palais
Goyeneche, possède trois jolis patios, une belle fontaine
et des balcons en fer forgé. |
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À voir aussi La Casa
Iberry aux vastes arcades, aujourd’hui siège
de la faculté de droit de San Martin et le portail latéral
de l’église Santo Domingo. L’église
de la Compagnie au coin de Santo Domingo, achevée
en 1698, est, sans doute, la plus belle église d’Arequipa
avec sa façade plateresque et baroque ornée de colonnades,
lauriers, oiseaux et au centre le blason de la ville. Les artistes
qui ont effectué la façade ont été influencés
par l’art indien : les anges ont des visages indigènes
on voit apparaître les figures de la mythologie précolombienne
le chat-tigre, les masques indigènes… À l’intérieur
la sacristie polychrome aborde le thème de la Selva avec
une profusion de plantes et d’animaux. L’église
est entourée de deux cloîtres aménagés
en promenade avec boutiques et restaurants. Le couvent
de Santa Catalina : C’est le plus grand monastère
colonial du Pérou, il s’étend sur 20 000 m2
protégés par de hautes murailles. Il fut fondé
en 1579 et occupé pendant quatre siècles. Les riches
familles espagnoles ou créoles y envoyaient leurs filles.
Les religieuses après avoir prononcé leurs vœux
vivaient ici cloîtrées, coupées du monde extérieur,
ne retrouvant leur famille qu’en de rares occasions, dissimulées
derrière un parloir où elles se cachaient le visage.
Ce n’est qu’une fois restauré, en 1970, que le
monastère a été en partie ouvert au public.
On découvrit à l’occasion à l’intérieur
de la citadelle un lacis de jardins, de ruelles et de places colorées
de bleu, d’ocre, de rouge et de jaune évoquant la capitale
andalouse, Séville. Les rues, ornées de massifs de
fleurs, géraniums, bougainvilliers et rosiers permettent
de circuler entre les cloîtres, les quartiers d’habitation,
et les cuisines et chambres de bonne. La visite, qui dure au moins
une heure et demi, permet de découvrir, entre autre, la place
Zocodover et sa petite fontaine, le lavoir, l’infirmerie,
la cuisine, les arcades ornées de fresques décrivant
le long et pénible chemin qui mène à Dieu,
et la salle de profundis où l’on veillait les morts.
Enfin, la promenade se termine par la visite des deux musées
qui présentent des tableaux religieux, dont un archange attribué
au maître espagnol Zurbarán. |
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Le canyon
de Colca :
Creusé par le fleuve Colca qui coule entre les deux pics
de Coropuna et Ampato, c’est le canyon le plus profond du
monde, 3 000 mètres de profondeur, contre seulement 1700
pour le canyon du Colorado. Le canyon, quoique connu auparavant,
a été redécouvert en 1981 par un groupe de
jeunes polonais qui descendirent le fleuve en canot. On peut y découvrir
des paysages spectaculaires, des lamas, des alpagas, et des condors,
une multitude de petites églises de style baroque métis
ainsi que de superbes cultures en terrasses érigées
par les Indiens Collaquas au xve siècle et cultivées
selon des procédés ancestraux. Ce canyon connut son
apogée au xviiie siècle lors de l’exploitation
des mines d’argent de la vallée puis fut abandonné
quand s’épuisèrent les filons, les indiens qui
l’habitaient se replièrent alors dans une discrète
intimité. |
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