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réservationArequipa
  A visiter
Si vous avez un jour :
- Jour 1 : Visite du centre ville et du couvent de Santa Catalina. Repas dans une picanteria.

Si vous avez deux ou trois jours de plus :
- Jour 2, 3 et 4 : Excursion dans le canyon de Colca
Santa catalina
réservationVisite de la ville
  Le centre ville
La ville a conservé son cachet colonial. Le centre d’Arequipa est assez peu étendu et peut se visiter aisément en une journée.
La Plaza de Armas où se célèbrent les fêtes, débats politiques, manifestations ne date que du xixe siècles, elle s’enorgueillit de ses doubles rangées d’arcades de style colonial sur trois côtés.
Le mur latéral de la cathédrale, construite en sillar, constitue le quatrième côté. Elle fut rebâtie par deux fois au siècle dernier, victime d’abord d’un incendie, puis du séisme de 1868. La nef est très austère mais possède une belle chaire en bois sculpté, œuvre du français Rigault.
Autour de la Plaza de Armas, on peut admirer quelques belles demeures patriciennes à la structures massive. La Casa del Moral du nom du mûrier qu’abrite son patio, date du xviiie siècle, c’est aujourd’hui une banque, mais elle a conservé son étonnant portail baroque orné de frises et de gargouilles à têtes de puma.
La Casa de Moneda était l’ancien hôtel où l’on frappait la monnaie, elle a gardé sa façade coloniale ; la Casa de Tristan del Pozo, un ancien séminaire jésuite transformé en banque a préservé un portail splendide, flanqué de pilastres, que soutient une frise monumentale. Non loin de la Calle de la Merced, le palais Goyeneche, possède trois jolis patios, une belle fontaine et des balcons en fer forgé.

Santa catalina
À voir aussi La Casa Iberry aux vastes arcades, aujourd’hui siège de la faculté de droit de San Martin et le portail latéral de l’église Santo Domingo.
L’église de la Compagnie au coin de Santo Domingo, achevée en 1698, est, sans doute, la plus belle église d’Arequipa avec sa façade plateresque et baroque ornée de colonnades, lauriers, oiseaux et au centre le blason de la ville. Les artistes qui ont effectué la façade ont été influencés par l’art indien : les anges ont des visages indigènes on voit apparaître les figures de la mythologie précolombienne le chat-tigre, les masques indigènes… À l’intérieur la sacristie polychrome aborde le thème de la Selva avec une profusion de plantes et d’animaux. L’église est entourée de deux cloîtres aménagés en promenade avec boutiques et restaurants.
Le couvent de Santa Catalina : C’est le plus grand monastère colonial du Pérou, il s’étend sur 20 000 m2 protégés par de hautes murailles. Il fut fondé en 1579 et occupé pendant quatre siècles. Les riches familles espagnoles ou créoles y envoyaient leurs filles. Les religieuses après avoir prononcé leurs vœux vivaient ici cloîtrées, coupées du monde extérieur, ne retrouvant leur famille qu’en de rares occasions, dissimulées derrière un parloir où elles se cachaient le visage. Ce n’est qu’une fois restauré, en 1970, que le monastère a été en partie ouvert au public. On découvrit à l’occasion à l’intérieur de la citadelle un lacis de jardins, de ruelles et de places colorées de bleu, d’ocre, de rouge et de jaune évoquant la capitale andalouse, Séville. Les rues, ornées de massifs de fleurs, géraniums, bougainvilliers et rosiers permettent de circuler entre les cloîtres, les quartiers d’habitation, et les cuisines et chambres de bonne. La visite, qui dure au moins une heure et demi, permet de découvrir, entre autre, la place Zocodover et sa petite fontaine, le lavoir, l’infirmerie, la cuisine, les arcades ornées de fresques décrivant le long et pénible chemin qui mène à Dieu, et la salle de profundis où l’on veillait les morts. Enfin, la promenade se termine par la visite des deux musées qui présentent des tableaux religieux, dont un archange attribué au maître espagnol Zurbarán.
rue d'arequipa

  Le canyon de Colca :

Creusé par le fleuve Colca qui coule entre les deux pics de Coropuna et Ampato, c’est le canyon le plus profond du monde, 3 000 mètres de profondeur, contre seulement 1700 pour le canyon du Colorado. Le canyon, quoique connu auparavant, a été redécouvert en 1981 par un groupe de jeunes polonais qui descendirent le fleuve en canot. On peut y découvrir des paysages spectaculaires, des lamas, des alpagas, et des condors, une multitude de petites églises de style baroque métis ainsi que de superbes cultures en terrasses érigées par les Indiens Collaquas au xve siècle et cultivées selon des procédés ancestraux. Ce canyon connut son apogée au xviiie siècle lors de l’exploitation des mines d’argent de la vallée puis fut abandonné quand s’épuisèrent les filons, les indiens qui l’habitaient se replièrent alors dans une discrète intimité.
canyon de Colca
éo istoire illes nfos pratiques